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Selon Nicolas Uyttenhove, le porte-parole de Merak, 10% des PME déclarent être insuffisamment préparées à des incidents qui pourraient détruire leurs données, tels qu’une panne ou un incendie. La situation est meilleure dans les entreprises comptant plus de 250 collaborateurs. Elles effectuent quotidiennement une sauvegarde, et 3% seulement d’entre elles ne le font qu’une fois par semaine au plus.”Honteuse”, “maladroite”, “De mauvais goût”… Une pluie de critiques s’est abattue sur un spot radio de Proximus. Il s’agissait uniquement de faire de l’humour et certainement pas de choquer, se défend l’opérateur téléphonique. Claire-Anne Sevrin, auteure de “Manuel de survie pour les parents d’ados qui pètent les plombs” & chargée de projet chez Yapaka .” Mal à l’aise dans notre société actuelle, les parents essayent d’élever leurs enfants avec des idéaux et des valeurs comme la politesse. On ne dit pas “je veux” mais “je voudrais”. Cette pub les court-circuite et les boycotte. “A l’approche de Saint-Nicolas, Proximus diffuse une pub audio qui fait dire à un enfant de 9-10 ans “Cher Saint-Nicolas, si cette année tu m’offres encore un pull en laine, je te promets de mettre un cactus dans la cheminée. Je veux un smartphone !”. Qu’est-ce cela vous inspire ?

Je partage les positions exprimées sur les réseaux sociaux (voir encadré ci-dessous). Je les comprends d’autant que notre métier est de soutenir les parents dans la difficulté qu’ils ont à tenir une place dans le quotidien. Décider des limites et faire respecter un cadre n’est pas évident dans la société actuelle qui délégitime ce rôle des parents à coup de “tout le monde peut faire ce qu’il veut” ou “il faut consommer”. Ici cette pub vient clairement boycotter les parents.Etait-ce une bonne idée d’intégrer Saint-Nicolas – à l’humour deuxième degré – dans la pub ?Deux réalités s’affrontent. Une entreprise dont l’objectif est de faire de l’argent en poussant les gens à consommer. Et d’autre part, les parents. La pub s’adresse à Saint-Nicolas mais en cassant la magie de ce personnage, elle convoque les parents au premier rang, des parents aujourd’hui très mal à l’aise. Ils essayent d’élever leurs enfants avec certains idéaux et des valeurs comme la politesse. On ne dit pas “je veux” mais “je voudrais”. Au quotidien, ils tentent de distiller ces codes. Et là, ils se retrouvent court-circuités par ce message de la publicité. La Saint-Nicolas n’est-el le pas le moment où parents et enfants peuvent se retrouver autour d’un jeu – à favoriser absolument(1) – plutôt qu’échanger à travers l’écran d’un smartphone ? A partir du moment à vous offrez un smartphone à votre enfant, il sera de moins en moins connecté à vous. Un smartphone, soit l’accès à Internet, n’a rien à voir avec un téléphone portable.

Il faut rencontrer des écrans en fonction du développement de l’enfant et – surtout – l’accompagner. Cela signifie notamment pas d’Internet seul avant 9 ans (sous-entendu Internet accompagné) et pas de réseaux sociaux avant 12 ans. Or, dès que l’enfant a un smartphone, toutes ces règles n’existent plus puisqu’il a accès à Internet sur un écran individuel, partout, via la 4G et le Wifi. Ce n’est pas grave, ce n’est pas le diable, mais il faut en être conscient et mettre des règles claires – convenues ensemble – à l’utilisation d’Internet. Mais des règles, il faut les faire respecter. Comme des limites sur certains jeux. Ou un temps d’écran maximum. Problème : comment faire respecter un temps d’écran sur un smartphone qui se promène dans la maison avec Internet dans toutes les pièces ? Oui, c’était plus facile avec un ordinateur familial. Aussi, les parents ne doivent pas hésiter à couper le Wifi à certains moments – et à se sentir légitimes et non coupables. Ce n’est pas grave si l’enfant n’est pas content. Des moments dans la journée sans écran sont aussi à installer, comme lors des repas. A côté, il est primordial de garder des temps de dialogues à propos de ce que l’enfant fait sur l’écran : qu’est-ce qu’il voit, qu’est-ce qu’il ressent… Un harcèlement ne doit pas rester sur l’écran mais doit pouvoir être abordé dans la vraie vie.

Elle a bien compris qu’elle ne pouvait plus maintenir cette position. Son intérêt est de plaire aux parents et donc de ne pas aller trop loin. Mieux vaut retirer une pub que de s’attirer les foudres d’une tranche de clients potentiels. A côté, je trouve salutaire la dynamique et le résultat de ce mouvement de parents/consommateurs qui ont mis une pression constante et suffisante sur une entreprise. Quand on n’est pas d’accord avec la société matérielle et de consommation qu’on nous impose, il faut pouvoir le dire et devenir consom-acteurs. Garder cet élan est vital. Choqués par la pub, des auditeurs se sont plaints auprès du Jury d’éthique publicitaire qui se réunissait à son sujet hier mardi. Sur les réseaux sociaux, les réactions (quelques exemples ici) ont fusé.

Isabelle: “Cette pub me choque très fort. D’abord parce qu’on ne dit pas “je veux” mais “je voudrais”. Ensuite, c’est un manque de respect à celui qui, même s’il n’existe pas, incarne la magie et le respect… Vous contribuez à diriger la société dans le mauvais sens.”
Sophie: “Nous essayons d’apprendre le respect et la politesse à nos enfants et cette pub va totalement à l’encontre de nos valeurs.”
Catherine: “Depuis quand fait-on des menaces à Saint-Nicolas ? Même si c’est censé être drôle, je trouve ça honteux.”
Bernadette: “Dans cette société de consommation, ne fait-on déjà pas assez de nos enfants des ‘enfants-rois’ ?”
Ludo: “Bonne chance au community manager pour gérer tout ça”
Proximus n’a pas attendu l’avis du Jury d’éthique publicitaire. Hier, l’opérateur a décidé de ne plus diffuser la pub controversée.

” Dans ce spot publicitaire radio, nous voulions jouer sur l’humour et le fait que les enfants, entre 10 et 12 ans, ont envie d’avoir un smartphone pour la Saint-Nicolas. Loin de nous l’idée de choquer ou de déranger. ” Pourquoi avez-vous cessé la diffusion de votre spot publicitaire radio dans lequel un jeune garçon prépubère réclame un smartphone à saint Nicolas, sous peine de mettre un cactus dans la cheminée ?Nous voulions faire rire, en réalisant une publicité pleine d’humour. Seulement, nous nous sommes rendu compte que cela ne prenait pas à cent pour cent auprès du public. Des commentaires négatifs ont notamment émergé sur les réseaux sociaux. C’est pourquoi, toujours dans une volonté de rester à l’écoute de nos clients, nous avons alors préféré cesser la diffusion de ce spot publicitaire. Il n’était pas question de choquer ni de déranger qui que ce soit.

Sur les réseaux sociaux, on peut lire que c’est “honteux” d’encourager de jeunes enfants à demander un smartphone à saint Nicolas. Qu’en pensez-vous ?Dans cette pub, on présente effectivement le fait que les enfants – on va dire les jeunes prépubères, entre 10 et 12 ans – ont envie d’avoir un smartphone pour la Saint-Nicolas. Mais cela traduit simplement la réalité. En Belgique, il est de plus en plus d’usage d’offrir un smartphone à son enfant autour de l’âge de 12 ans, âge symbolique de passage à l’adolescence et en humanité. Or, ce genre de cadeau se fait à de grandes occasions comme les communions, anniversaires et fêtes de fin d’année. Nous voulons être proches de nos clients, et c’est cette habitude que l’on a voulu mettre en avant dans nos spots radio. Aujourd’hui, 84 % des 12 à 14 ans utilisent un smartphone. Et environ 20 % des 7 à 11 ans.

Il y a aussi une polémique autour des termes choisis pour ce spot publicitaire. L’enfant ne dit pas qu’il “voudrait” un smartphone, mais qu’il le “veut”, sans ajouter aucune formule de politesse à sa demande. Est-ce que le choix de cette formulation, plutôt directe, relève d’une stratégie publicitaire ?C’est une excellente question, mais il faudrait la poser à l’agence de pub qui a travaillé sur ce projet (NdlR : voir ci-dessous la réaction de Nathalie Lemmer, directrice de la clientèle de BBDO).”30 % des enfants vivent dans la pauvreté. Votre pub ‘je ne veux pas un pull mais un smartphone’ choque”, écrit un internaute sur Twitter. Que pouvez-vous lui répondre ?A ce moment-là, on entre dans un autre débat, qui est beaucoup plus large. En l’occurence, faire de la pub pour nos smartphones ou nos abonnements mobiles, n’est alors pas très différent que faire de la publicité pour des marques automobiles alors que certaines personnes ne peuvent malheureusement pas s’offrir une voiture.

Je tiens à répéter que nous voulions simplement jouer sur l’humour et que nous sommes vraiment navrés que cette pub ait pu choquer. Nous avons d’ailleurs fait passer le même message au Jury d’éthique publicitaire (JEP) qui, après avoir reçu des plaintes, devrait se prononcer sur la conformité de notre spot radio au regard des dispositions éthiques ou légales. Entre-temps, nous avons donc déjà décidé de cesser sa diffusion. Pour éviter que n’enfle inutilement la polémique. Cependant, nous allons continuer à diffuser d’autres publicités. Celle qui a pu choquer est actuellement remplacée par un spot similaire où ce sont des adultes qui demandent un smartphone au père Noël. Nous continuons à promouvoir nos formules d’abonnement et nos smartphones, parce que la fin d’année est une période importante pour les ventes de tout opérateur et de toutes les boutiques proposant des smartphones.

“Dans cette pub, on essaie d’être proche des gens, de coller à leur réalité”
Cette publicité est à prendre avec une bonne dose de second degré, explique Nathalie Lemmer, directrice de clientèle de l’agence publicitaire BBDO. Il s’agit d’un jeune ado qui demande à un personnage fictif – Saint-Nicolas – de lui offrir un smartphone, sans quoi il mettra un cactus dans la cheminée. Et, au final, l’auditeur ne sait pas si ce jeune ado voit son souhait exaucé. “ On ne peut donc pas conclure que c’est un enfant gâté ”, insiste Nathalie Lemmer. Outre cette explication sur le fond du spot radio qui a créé la polémique, la directrice de clientèle de l’agence publicitaire BBDO en défend aussi la forme : “ Proximus se veut proche de ses utilisateurs. Il nous semblait donc pertinent de mettre en scène un adolescent qui s’exprime de façon actuelle, faisant fi de certaines précautions oratoires comme c’est le plus souvent le cas dans la réalité. Combien de fois n’entend-on pas ‘je veux’ plutôt que ‘je voudrais’  ? ” Enfin, selon Mme Lemmer, l’agence BBDO a aussi reçu des retours positifs concernant cette pub, que certains trouveraient “ très drôle ”.

Un nouveau venu se lance ce jeudi sur le marché belge de la location de voitures entre particuliers. Il s’agit de la start-up française Drivy qui propose à cet égard une plateforme Internet accessible via un ordinateur, une tablette ou un smartphone. Mais en arrière-plan, il y a aussi toute une organisation qui a mis un peu plus de 5 ans à se déployer, avec des ingénieurs, des développeurs, des commerciaux et un service d’aide aux clients.Née en 2010, Drivy n’est plus vraiment une start-up. Mais, alors qu’elle est déjà présente en France, en Allemagne, en Espagne et en Autriche, elle n’avait pas encore tâté le marché belge.”En réalité, nous voulions venir ici depuis longtemps”, nous explique le CEO et fondateur de Drivy, le Français Paulin Dementhon, un entrepreneur de 37 ans, sorti d’une haute école de commerce. “Nous nous sommes concentrés sur l’innovation et le développement, et puis, nous nous sommes dotés des moyens humains et financiers pour aller plus loin.”

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